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08/04/2009

Ma première interview

Pour ceux qui voudraient mieux me connaître, voici in extenso ma première interview, un peu longue sans doute mais aucune contrainte de format n'avait été précisée :-)), publiée sur l'excellent blog "Le grand barnum" d' Himself.

- Qui es-tu ?

Je suis le produit de la rencontre improbable entre deux étudiants en médecine dans une université de la côte-est des Etats-Unis dans les années 60. Ma maman venait des Philippines d'une famille de juristes, et mon père venait de Seraing, d'une famille de commerçants.  A la fin de leur spécialisation, ils sont revenus s'installer à Liège, où je suis né.

Après des humanités classiques (latin-grec) dans un pensionnat catholique près de Ath, j'ai obtenu une licence en philosophie (option philosophie des sciences-logique) à l'ULG.  J'ai rédigé un mémoire qui traitait des problématiques liées à la logique dans les recherches en intelligence artificielle.  Je l'ai défendu auprès du Professeur Paul Gochet, qui était notamment lauréat du prix Francqui.  Je suis également l'un des premiers étudiants Erasmus de cette faculté, j'ai eu l'occasion de séjourner un an à l'université de Hull, où j'ai obtenu un BA en Philosophie.  J'ai complété cette formation par un diplôme en gestion des HEC.

Point de vue professionnel, j'ai d'abord exercé différentes fonctions commerciales pour différentes entreprises (Encyclopédie Universalis, Trends, Banksys) puis j'ai créé en 1997 une première entreprise: city.be.  Nous rendions disponibles sur internet les informations utiles aux habitants des villes (infos pratiques, agenda culturel, et répertoire des commerçants, qui pouvaient présenter leurs activités et promotions à nos visiteurs et qui finançaient la création et la gestion de ces sites).

Cette entreprise, créée avec presque rien, a connu une croissance très (trop) rapide et a finalement été capitalisée par Suez et La Poste en France...puis ceux-ci ont décidé de recentrer les activités sur la France et de fermer la filiale belge à l'occasion de l'éclatement de la bulle en 2001-2002.
J'ai réinvesti le cash obtenu à cette occasion dans une entreprise qui commercialisait des nouveautés technologiques (GSM,  PDA, GPS, etc) sur le net, PrimeUser. 

C'est aussi à ce moment que j'ai commencé à m'intéresser à la politique belge.  D'abord en participant à des forums de discussion sur le net, puis comme militant de base au sein du MR, où j'ai commencé par coller des affiches lors de la campagne régionale de 2004... c'est aussi cette année là, que le PS liégeois a enfin décidé de conclure des accords avec les autres formations politiques pour répartir équitablement la présence sur les panneaux d'affichage électoraux.  ;-)

En 2006, j'ai été désigné comme 27 ème candidat sur les listes MR de Liège.  A cette occasion, j'ai créé un blog de campagne qui s'est poursuivi jusqu'à aujourd'hui (http://philiphermann.blogs.lalibre.be).  Ce blog a rencontré un certain succès puisqu'il compte plus de 150 000 visites depuis sa création.  J' y analyse essentiellement l'actualité politique mais pas seulement, je parle aussi souvent d'économie voire même de philosophie.
Toutes ces idées, qui sont avant tout les miennes - je ne consulte jamais personne avant de rédiger une note sur mon blog et elles restent consultables en ligne pour ceux qui voudraient mieux me connaître - même si je me sens parfaitement en phase avec la ligne politique actuelle du MR, sont en débat et les discussions y sont parfois animées.


- Quelles sont tes valeurs (et appliquées au quotidien) ?

Fondamentalement, un engagement politique ne peut se justifier que s'il vise l'intérêt général, même si dans d'autres partis, certains événements récents ont fait la démonstration du contraire. 

En ces temps économiques difficiles, il est plus important que jamais d'aborder les problèmes avec pragmatisme.  La doctrine libérale se fonde sur la primauté de la liberté individuelle, elle fait confiance à l'individu, à l'initiative privée pour résoudre les problèmes posés à la société.  Cela ne signifie pas l'absence de règles, la loi de la jungle ou encore la loi du plus fort.  Il faut une réglementation et c'est le rôle de la puissance publique de fixer le cadre dans lequel ces initiatives peuvent s'exprimer.  La crise financière n'est pas une crise du libéralisme.  Elle n'est pas le résultat d'une absence ou d'un manque de règle au niveau belge, même s'il faudra sans doute améliorer aussi notre régulation et pallier à certaines des défaillances qui se sont fait jour.  Mais cette crise résulte surtout de l'absence d'une instance de régulation internationale alors que les marchés financiers sont mondialisés, d'une crise énergétique liée à l'augmentation de la consommation dans les pays émergents et du conservatisme d'une administration US, qui a préféré nier ces problèmes et maintenir artificiellement une croissance forte en maintenant des taux de crédit faibles et en octroyant des prêts hypothécaires à des personnes précarisées puis en les revendant à la planète entière sous forme de produits dérivés.

Pour pouvoir s'exercer pleinement, cette liberté doit avoir pour cadre une certaine sécurité d'existence: c'est la sécurité sociale, qui répond aux besoins fondamentaux des gens (droit à l'éducation, à des soins de santé, à une pension, à des allocations de chômage, etc)...  C'est la spécificité même du modèle politique européen, ce que certains appellent "démocratie libérale" ou "libéralisme à visage humain" ou encore "libéralisme social".   Simplement, il est également légitime de s'interroger sur la manière dont toutes ces prestations sociales sont organisées surtout en Wallonie, où de nombreux dysfonctionnements se sont faits jour et ont révélé une instrumentalisation de notre système de sécurité sociale à des fins partisanes. 

Il est également devenu évident qu'il serait possible d'organiser tout cela à moindre coût et de manière plus efficace sans d'ailleurs diminuer le niveau de ces prestations sociales.  Pour y parvenir, il faudra sans doute oser le changement, le pragmatisme et aussi oser dépasser l'implacable logique partisane, les corporatismes, les barrières idéologiques, les archaïsmes...en un mot, lutter contre le conservatisme de ceux qui actuellement contrôlent tous les leviers de pouvoir en région wallonne et qui n'ont donc aucun intérêt au changement.

Enfin du point de vue des valeurs, il me semble aussi important de stimuler le gout de l'effort, la recherche de l'excellence, la prise de risque, quelque soit le domaine d'activité d'ailleurs, en les récompensant mieux.  Car comment justifier l'effort, l'excellence, la prise de risque...si ceux-ci ne sont jamais récompensé?  L'égalitarisme, pourtant souvent présenté comme vertueux, a pour principal effet de décourager ces valeurs motrices dans toute société et de les remplacer par  le copinage politique, le clientélisme, la bureaucratie...en fait, l'arbitraire le plus absolu.


- Quelle est ton actualité politique actuelle

Je suis actuellement, selon la formule consacrée, candidat à la candidature sur les listes du MR liégeois pour ces élections régionales.  Cette attente semble interminable et n'est pas feinte.  Il est de tradition au MR de préserver le secret et les surprises aux candidats-candidats, cette incertitude est, dans mon cas, totale et réelle.  Mon blog se poursuit par ailleurs et j'espère bien le transformer à nouveau en un blog de campagne, au rythme plus soutenu...bientôt.

- Quels sont tes(les) projets politiques principaux (défendus par ton parti) ?


L'enjeu de cette campagne électorale, est clair: il s'agit de faire basculer le centre de gravité en région wallonne et à Bruxelles pas simplement pour prendre la place de ceux qui sont actuellement aux responsabilités mais pour apporter le changement auquel la population aspire. 

  • En matière de gouvernance publique: la vague de scandales, qui a emporté trois ministres-présidents successifs au cours de cette législature, exige de profondes réformes et pas un traitement au cas par cas pour étouffer les incendies lorsqu'ils se déclarent.  Il est nécessaire de prendre les mesures qui permettront d'éviter durablement les conflits entre les intérêts privés ou particratiques, et l'intérêt général.  Les mesures cosmétiques prises par la majorité PS-CDH actuelle, ne permettent, par exemple, toujours pas de régler les conflits d'intérêts révélés par l'affaire "Onkendaele", le cabinet révisoral Daerden, les nominations politiques récentes dans l'administration publique wallonne, les manques de gestion au Forem, ou encore le détournement de budgets publics à des fins de propagande électorale par André Antoine.
  • Il s'agira également de remédier aux incompréhensibles lacunes dans la gestion du patrimoine public, sauf si on ose les attribuer au point précédent, ce que je me garderai de faire.  On peut penser à la dégradation continue de notre réseau routier ou fluvial, à nos réseaux d'égouttage, qui sont les seuls à exploser en Europe dès les premières gelées prolongées.  On semble préférer en Wallonie lancer de vastes et coûteux chantiers de rénovation après que les dégradations soient devenues irréversibles, voire se lancer dans de nouveaux projets, plutôt que de d'abord en assurer l'entretien quotidien en bon père de famille.
  • En matière d'enseignement et plus généralement de formation: plutôt que d'imposer à des écoles où on se précipite d' accepter certains élèves plutôt que d'autres, il est urgent de relever le niveau des écoles où on ne se précipite pas et particulièrement de revaloriser l'enseignement technique et professionnel en lui permettant d'offrir des formations qualifiantes permettant une réelle chance d' insertion professionnelle à chacun de ses diplômés.  L'objectif d'un cours de langue, par exemple, doit être de parler la langue et pas de donner une formation à une culture étrangère.  Un mécanicien ne doit pas seulement être capable de démonter une deux chevaux mais surtout d'utiliser les outils logiciels nécessaires pour réaliser l'entretien d'une voiture d'aujourd'hui.  Il faut pour y parvenir, associer plus les entreprises et les fabricants d'équipement avec l' Ecole et pas seulement avec certains centres de formation du Forem.
  • Les enjeux seront particulièrement cruciaux en matière d'emploi.  Il faut arrêter de croire et de faire croire que les solutions pourront provenir du public, surtout au niveau d'endettement et aussi de prélèvement que nous connaissons tant sur le plan fédéral que régional.  Les solutions aux problèmes d'emplois ne pourront venir que des entreprises privées, qui visent à faire des profits, il est temps d'accepter cette réalité aussi en Wallonie.  Il sera ainsi nécessaire de stimuler plus encore la création d'activités (statut des entrepreneurs, accès au capital-risque, coaching et accompagnement notamment en matière de transmission d'entreprises, soutien aux réseaux d'entreprises et animation, etc.) et d'attirer chez nous des entreprises, qui font des bénéfices, en renforçant encore la position concurrentielle de notre région, notamment par la qualité de nos infrastructures (routes, chemins de fer, aéroports, parcs industriels), grâce à la formation de notre main d'oeuvre mais aussi en utilisant de préférence l'outil fiscal plutôt que la subsidiation conditionnelle des entreprises, qui a révélé toute son inefficacité.
  • Enfin et c'est un thème, qui me tient particulièrement à coeur, il faudra réorienter l'économie et la croissance vers des objectifs qui permettront de diminuer notre dépendance énergétique et de résoudre les enjeux climatiques.  Contrairement à ce que certains intellectuels à tricot prétendent, la décroissance, et son cortège de chômage, de pauvreté et de misère, n'est pas la réponse à ces enjeux.  Les solutions à ces questions seront technologiques et devront être industrialisées, si elles veulent atteindre leurs objectifs.  Jusqu'à preuve du contraire, on n' a encore rien trouvé de mieux que l'économie de marché pour réussir à industrialiser des technologies.  Certes, les pouvoirs publics peuvent et doivent contribuer à cette réorientation, notamment en assumant leurs responsabilités en tant qu'acteurs économiques, gestionnaires de parcs immobiliers (y compris de logements sociaux), automobiles, et aussi en tant qu'opérateurs de services publics.  En dépit de tonitruantes déclarations d'intention, il s'agit aussi en priorité de rattraper le retard accumulé en matière de transposition dans la législation wallonne de dispositions, déjà décidées au niveau européen.  On peut citer, par exemple, la certification énergétique des bâtiments, la rénovation et l'isolation des bâtiments scolaires ou encore le fait que 5% des logements sociaux se chauffent encore avec des convecteurs électriques.  Ces chantiers sont gigantesques, de même nature que l'adaptation de nos sociétés à la démocratisation de l'automobile, et capables de générer une croissance économique proportionnelle.  Il est urgent de saisir cette opportunité de redéployer durablement l'économie wallonne et de remettre sa population au travail.


- La Belgique, la Francophonie et Bruxelles, dans tout cela ?

Comme beaucoup, les questions communautaires m'attristent plus qu'elles ne me passionnent. 

Je me réjouis pourtant que la fédération du MR compte une importante et influente composante FDF (même si je ne suis pas d'accord,  pour le dire calmement, avec la manière dont celle-ci exerce parfois cette influence), qui a à cœur de défendre les intérêts de Bruxelles et aussi des habitants de la périphérie. 

Pour le bien même de nos compatriotes flamands, il est important de ne pas céder sur un certain nombre de principes comme le respect du suffrage des électeurs et la nomination des trois bourgmestres de la périphérie, ou le refus de conditionner l'octroi de prestations sociales ou l'exercice de droits civils à des exigences linguistiques (Wooncode, achats de terrain, accès à une plaine de jeu,
etc.), particulièrement dans les communes de la périphérie bruxelloise

Ces questions, même si elles sont instrumentalisées avec verve par les chantres du mouvement nationaliste flamand, portent en elles les germes d'un repli identitaire nauséabond.  Il ne s'agit donc pas d'un problème de communication mais de questions de principes, qui, vues de l'étranger et même si elles peuvent parfois s'expliquer par rapport à une histoire commune, où les francophones n'ont pas toujours eu le beau rôle, peuvent même apparaître comme de dangereuses et, en tout cas, inacceptables dérives.

Quant à une réforme de l'état profonde, qui transférerait de larges pans de compétences au niveau régional, il me semble urgent de parvenir à des compromis équilibrés si nous voulons éviter une séparation de notre pays dont chacun sortira d'ailleurs perdant. 

Quelques bémols: cette réforme ne peut consister en une énième tentative de réaliser le grand rêve des nationalistes flamands, d'une flamandisation de Bruxelles en vue d'une indépendance à terme d'une Flandre, qui engloberait Bruxelles.  Octroyer des droits et avantages supplémentaires aux Bruxellois, qui feraient allégeance à la Flandre, est simplement inacceptable et justifie le renforcement de la région bruxelloise et de son indépendance financière.

Ces compromis doivent être équilibrés.  Il est donc parfaitement illusoire de poser de quelconques préalables à la négociation.  Tous les problèmes doivent être sur la table et seule une solution globale, où chacun devra faire des concessions douloureuses, peut être envisagée.  A la date anniversaire des précédentes élections législatives, j'ai créé un sondage sur internet comme un outil d'aide à la décision pour nos politiques: www.jevotepourlabelgique.be, où les nœuds à trancher sont présentés et où chacun peut exprimer son avis.  Il reste d'ailleurs encore aujourd'hui en ligne.

- Et Liège, aussi ...

Liège, c'est ma ville.  Même si j'ai beaucoup voyagé, si j'ai habité, étudié, travaillé ailleurs, parfois durant de longues périodes d'ailleurs, je n'ai jamais perdu le contact avec "ma" ville.  Quand je retourne dans le "carré" ou sur la place du marché, même si je suis resté longtemps absent, je suis toujours sûr d'y retrouver des amis et de passer une bonne soirée. 

J'y suis viscéralement attaché et j'ai mal à ma ville!!!  Elle m'a vu grandir, je l'ai connue joyeuse, trépidante, festive, j'en connais les secrets, les trésors aussi et j'ai malheureusement aussi assisté à son déclin, à sa paupérisation "inéluctable".  Même si aujourd'hui, un timide frémissement semble se faire jour, je suis vraiment en colère contre la majorité PS-cdH aux commandes de celle-ci depuis plus de 25 ans.  Je ne parviens pas à comprendre que sa population renouvelle ce mandat depuis si longtemps sans jamais sembler s'étonner d'un si pitoyable bilan. 

A Liège, nous avons vécu d'incroyables feuilletons politico-judiciaires où d'anciens ministres se sont faits assassinés ou se sont suicidés après avoir été inculpés d'assassinat, où la place principale, au cœur de la ville, a été laissée à l'abandon pendant plus de 20 ans, où on a creusé des trous partout pendant plusieurs années pour un métro qui n'a finalement jamais existé, le reste est à l'avenant, les pouvoirs publics se sont tellement discrédités, que plus personne ne semble croire désormais qu'un changement soit même possible.  Me battre contre une telle résignation, est au cœur de mon engagement en politique...il faut bien que certains s'y collent!!!  ;-)


- En dehors de la politique …


Je ne suis venu à la politique que sur le tard et après avoir connu quelques réussites professionnelles.  Mon existence, mon horizon ne se réduit donc pas à la politique.  J'ai la passion de comprendre, d'observer, d'analyser.  Je lis donc beaucoup et je m'informe constamment, j'adore le débat, la confrontation des idées, convaincre...mais je n'ai jamais cessé d'apprendre. 

J'aime également l'enthousiasme de la création, monter des projets, les réaliser, les voir prendre vie, et aussi se confronter aux innombrables difficultés.  J'adore l'intensité des moments décisifs, déterminants, où la réalité bascule.

De manière plus anecdotique, j'aime aussi beaucoup jouer au poker avec des amis, aux échecs.  Par dessus tout sans doute, j'aime la mer, la plongée sous-marine, la voile.  J'ai longtemps skipper professionnellement des voiliers et leur équipage pendant mes vacances. J'ai aussi convoyé, avec un ami, un petit voilier de 12 mètres de Nieuwpoort jusqu'en Martinique au lendemain de mon service militaire, juste avant d'entrer dans la vie active.  Une expérience inoubliable... et pas oubliée.  Toujours au creux de l'âme, l'envie de reprendre la mer pour ne plus jamais revenir et... se dire aussi que c'est possible. :-)

-Je voulais aussi ajouter pour terminer que …

Même si cela a souvent été dit, même si la plupart des gens se désintéresse aujourd'hui de la politique, ce scrutin du 7 juin prochain sera déterminant.  Faire basculer le centre de gravité n'est pas un vain mot, n'est pas une illusion.  Jamais depuis plusieurs dizaines d'années, nous n'avons été aussi près d'un véritable changement en Wallonie et avec cette crise financière, qui n'est que le reflet de crises plus profondes (énergétique, climatique, eau, alimentaire), jamais ce changement n'a été plus nécessaire. 

Alors la campagne sera dure, nous assistons depuis plusieurs mois à une véritable chasse à l'homme contre Didier Reynders.  Les attaques personnelles n'ont pas cessé depuis sa victoire au dernière élections fédérales alors que son action comme ministre des finances a certainement permis de sauver le système bancaire belge et aussi européen.  Avant le sauvetage de Fortis, souvenons nous que les banques...on les laissait parfois faire faillite: Bear Stern, Northern Rock, Lehman Brothers ou encore Kaupthing.

Mais il ne faut pas avoir peur.  Si ce changement est nécessaire et même si les adversaires politique du MR ne manqueront d'agiter les épouvantails, je suis convaincu qu'il est possible de sortir par le haut de ces crises.  Cela exigera des efforts, du travail et ce ne sera pas facile...mais le désespoir n'est pas permis, ces crises sont aussi des opportunités qu'il nous faudra saisir.  Le programme du MR se décline en propositions concrètes, qu'il est possible de mettre en oeuvre immédiatement.  Il est réaliste et crédible, ce ne sont pas ses moindres qualités.

11/03/2009

Le journal "Le soir" est-il encore un journal sérieux et objectif?

A chaque nouveau sondage, "Le Soir" ne sait plus quoi inventer pour masquer l'indicible vérité: Le PS est en chute libre dans les intentions de vote à Bruxelles comme en Wallonie.  Il y a quelques temps, il parlait de chute du MR, alors que celui-ci ne perdait que quelques pourcents par rapport à son plus haut historique de 2007.  Il titrait même "Le MR s'écrase."  Après contestations, notamment sur ce blog, il avait finalement du admettre que par rapport aux résultats de 2004...  Le MR était même en progression et il devait rappeler que son sondage à Bruxelles ne tenait pas compte des Bruxellois flamands!!! 

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Dans le dernier, il insiste longuement sur la progression d' Ecolo...qui dépasserait aujourd'hui les 20% à Bruxelles et qui deviendrait ainsi le second parti bruxellois après le MR, toujours largement en tête avec près de 30 % des intentions de vote!!! Evidemment il tait soigneusement le corrolaire qui est que le PS perd plus de 10% à Bruxelles ( à 18% des intentions de vote) et aussi sa seconde place par rapport à son score de 2004. :-)) La catastrophe est tellement prévisible que la protégée présidentielle (la belle Marie Arena), elle veut pas y aller aux élections...Ben oui, elle est ministre fédérale des pensions.  Qu'est-ce qu'elle irait faire dans cette galère régionale, d'autant qu'on risque de se souvenir que le décret mixité, c'était son idée à elle, enfin à son cabinet...elle, elle voulait surtout faire oublier son histoire de douche!!!

En parlant de majorité absolue, cela m'a fait rire de constater que l'actuelle majorité bruxelloise (PS, CDH, Ecolo) ne tient plus qu'à un fil (et il est mince) à eux trois, ils comptent à peine 51% des voix!!! Et puis, le Soir nous avoue que quand on interroge mieux les sondés et qu'on n' oublie plus de leur rappeler que le FDF est effectivement une composante du MR.  Ben tout d'un coup, le MR gagnerait 2% des intentions de vote. Tiens, mais si je calcule bien...cela change tout...Finalement, ils ne l'auraient peut-être même plus cette majorité à Bruxelles!!!  :-)

En plus, une chute de 10% à Bruxelles et en Wallonie (-8%)...on pourra difficilement faire passer cela pour un succès lors de la soirée électorale!!! Aujourd'hui sur les forums de discussion et sur les blogs, les propagandistes du PS essayent de nous faire croire à une défection du FDF de la fédération MR.  Vous y croyez beaucoup, vous, à une immense coalition, dans laquelle il faudrait inclure le FDF, unie dans le seul but de faire échec au MR, dont le dernier arrivant fait d'ailleurs partie???  Absurde, un vrai déni de démocratie (pourquoi encore organiser des élections dans ce cas?) et totalement impraticable en plus.

Moi, à vrai dire cela me fait rire. D'autant que je crois bien que la chute sera plus dure encore pour le PS, qui devra se passer de ses plus grands pourvoyeurs de voix: Van Cau et sa clique à Charleroi, Lizin à Huy, Avril à Liège, Anselme à Namur et même Daerden qui n'est pas autorisé à mener la liste à Liège!!! Tous ces "ténors" n'ont pas été remplacés, je crains même que certains d'entre eux mènent campagne sournoisement dans l'ombre pour faire payer leurs évictions et surtout que leurs ennemis ne profitent pas de la victoire, comme le parachuté présidentiel, Magnette à Charleroi...d'ailleurs qu'a-t-il prouvé celui-là comme Ministre de l'environnement??? Il se fait désavouer systématiquement dès qu'il propose une mesure, par tous les experts du secteur (baisse de la TVA sur l'énergie, blocage des prix, etc). Où sont les milliards d'amendes qu'il exige de Suez? Sera-t-il seulement candidat, après tout il est tout autant Ministre Fédéral qu' Arena!!! ;-)

Tout ça pour ça, car c'est à une véritable campagne de dénigrement, ciblée sur la personne du président du MR que nous assistons dans ce journal et notamment à l'occasion de cette commission Fortis.  On en relate  en première page les soubresauts.  Chargée à l'origine de détecter une violation de la séparation des pouvoirs, on aboutit à un débat pendant plusieurs jours, où les intervenants se succèdent pour répéter ad nauseam les mêmes choses:  les doutes ou les suspiçions des précédents, sur les informations qui justifiaient l'inquiétude du chef de cabinet des finances quant à la décision d'une cour d'appel!!!  Malheureusement, sans jamais apporter de preuves que tout ceci dépasserait la simple intuition.  Tout ce cirque s'achévera probablement ce week-end.  Ouf!!!

D'après ce sondage, réalisé (est-ce un hasard?) au coeur de la tourmente, le public n'est heureusement pas dupe de ces gesticulations!!!  La popularité du MR et de son président reste remarquablement stable.  Nous sommes plus que jamais positionnés pour réussir notre pari: demeurer le premier parti dans le monde francophone.  Tant mieux.

PS: Ce blog reprendra un rythme plus soutenu durant la campagne électorale... à bientôt!!!  :-)