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24/11/2008

Elio Di Rupo : La fin d’un règne ?

Elio.JPGCe week-end, le président du PS a envahi l’ensemble des médias pour initier la contre-offensive au congrès de lancement de campagne du MR à Namur. Elio Di Rupo doit principalement sa présidence au PS à ses qualités d’homme médiatique. ;-)  Il succédait à Philippe Busquin, qui nous a tant fait rire. Après avoir fait payer à son ancienne équipe de communication l’échec de sa campagne législative de 2007, en remerciant ses principaux collaborateurs, il était intéressant de découvrir ce week-end le millésime présidentiel « 2009 ».

La déception est malheureusement à la hauteur des attentes. Certes, il est apparu largement plus agressif que lors de la dernière campagne. Il semble déterminé à rendre les coups et à tenter de mouiller ses adversaires –sic-. Il reste malheureusement dans le déni des problèmes de gouvernance publique, qui concernent principalement les mandataires PS et sur lesquels il pourrait agir comme président de parti ou par une action des gouvernements auxquels son parti participe. Ce déni n’est pas anodin : comment et pourquoi prendre les mesures qui s’imposent pour améliorer la gouvernance publique en Wallonie, si on persiste à refuser de voir qu’il existe des problèmes ? Comment croire qu’il pourrait être l’artisan d’une rénovation du PS ? Où reste le chevalier blanc qui prétendait qu’il poursuivrait lui-même les parvenus qui peuplent son parti ?

Son analyse de la situation politique et de la crise financière et économique, tient en deux phrases « cette crise est libérale » et « il faut plus de régulation ». La première affirmation est à peu près aussi intelligente que de dire que le PS wallon est responsable du goulag ou de Pol Pot…quoique. ;-) D’autant que quand on lui demande s’il souhaite que l’on mette fin au système d’économie de marché, qu’on pourrait aussi appeler « système d’économie libérale » -c’est le même concept- il répond par la négative. :-)

Mais bien sûr, il faut plus de régulation !!! Tout le monde le dit !!! Sauf que la régulation à laquelle le président du PS pense, c’est la régulation locale… Celle que nous ne connaissons que trop bien en Wallonie : tracasseries administratives, dédales de réglementations variées, changeantes et compliquées à tel point que notre région a vu naître une nouvelle profession : subsidiologues, les seuls qui s’y retrouvent dans ces labyrinthes. A grand renfort de populisme, il compte aussi s’attaquer aux monopoles ou oligopoles, qui lui coûtent si cher en rasoirs... Bien et si on commençait par le monopole postal ou de certains services publics, dont on a compris qu’ils ne rendaient pas service au public en refusant tout service minimum. ;-) A quand un service public de rasage...gratis ??? :-))

Ce que tout le monde dit, à commencer par des figures aussi peu socialistes que Sarkozy, Obama ou Didier Reynders, c’est qu’il faut une meilleure régulation des marchés financiers et surtout une régulation supranationale puisque les acteurs financiers et économiques sont désormais de taille mondiale.  Mais là, il ne dit rien...n'aurait-il rien à proposer?

Dès les premières secondes de cette interview, chacun a pu constater que le président du PS n'avait pas changé et n’avait plus grand-chose à dire. Alors que Pascal Vrebos lui demandait de s’expliquer sur ses responsabilités comme administrateur de Dexia dans le crash de cette banque, il n’a pu s’empêcher de rappeler pour la 150 ème fois qu’il avait destiné cette rémunération à la création d’une œuvre sociale. A tant le répéter et à si mauvais escient, on peut aujourd’hui presque douter de la vocation sociale du geste.

 

05/11/2008

Yes we can !!!

Même si cela apparaîtra sans doute comme un exercice convenu au soir de cette élection présidentielle US, je ne peux résister au plaisir de partager avec vous le premier discours du 44 ème président des Etats-Unis d'Amérique.  Un discours, qui marquera sans doute l'histoire de ce pays, espérons que les attentes et les changements suscités par cette élection ne seront pas décus.

 

 

Ma joie est immense, il nous réconcilie avec l' Amérique de tous les possibles...celle que nous aimons tous!!!

08/01/2008

Un ticket Obama-Clinton

Le camp républicain est aujourd'hui très affaibli par la catastrophique présidence de Georges Bush.  A tel point que les meilleurs candidats potentiels républicains ne se sont même pas portés candidats à la succession.  Je songe par exemple à Jebb Bush, le frêre déjà gouverneur, à l'actuel vice-président Dick Cheney, pourtant non dénué d'ambitions ou encore Arnold schwarzeneger, qui fait un excellent travail comme gouverneur de Californie.  Non, du côté républicain, nous n'avons droit qu'à des seconds couteaux: Mitt Romney, un mormon qui tente de pallier ce vice rédhibitoire pour l'électorat religieux US à majorité évangéliste par des positions particulèrement conservatrices en fait il est clairement en concurrence avec Mike Huckabee, un ancien pasteur...et la surenchère fait rage pour capter cet électorat convoité. 

Incompréhensible vu d' Europe, cette surenchère pour nier les travaux de Darwin, pour s'opposer à l'avortement, à l'homosexualité, pour défendre la liberté de porter une arme ou encore  la peine de mort...cela correspond pourtant aux préoccupations d'une partie de l'amérique, il faut l'accepter.  Ce qui l'est moins, c'est la surenchère du candidat Giulani, qui compense des positions moins radicales sur ces questions éthiques par une surenchère militariste pour "gagner" la guerre en Irak.  Aucun des trois candidats républicains ne me semble capable de fédérer même à l'intérieur de son camp.

Ce que je crois, c'est que cette guerre en renchérissant le prix des matières premières et en premier de l'énergie a creusé le déficit de la balance des paiements US et également les déficits du budget fédéral US.  L'économie US n'est pas au bout de ses peines et c'est peu de le dire, la crise des Subprimes qui a artificiellement maintenu une croissance économique est le premier témoin d'une crise profonde de l'économie US.  Personne de sensé dans le camp républicain, n'a envie de nettoyer les écuries et c'est compréhensible.  J'annonçais cette débacle irakienne dès avant le déclenchement des hostilités en 2003.

La victoire démocrate ne me semble donc pas faire de doute ni de ce côté de l'atlantique ni de l'autre.  Ce sera aussi la victoire du camp isolationniste, très vivant chez l'oncle Sam, où personne n'a jamais vraiment voulu de ce rôle d'unique hyperpuissance.  Le bilan de Bush dans ce rôle est évidement catastrophique...il n'y a strictement rien à mettre à l'actif de son bilan.  Les questions les plus cruciales quant à l'avenir du monde: la lutte contre la terreur, le défi climatique, la paix au Moyen-Orient, la diversification de l'approvisionnement et des sources d'énergie, ne pourront être réglées que de manière multilatérale.

Obama ou Clinton?  La question n'est pas encore tranchée et ne le sera peut-être pas: je mise pour un ticket commun entre ces deux candidats avec une préférence pour le premier pour son indépendance et pour son désir de changement.