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11/03/2009

Le journal "Le soir" est-il encore un journal sérieux et objectif?

A chaque nouveau sondage, "Le Soir" ne sait plus quoi inventer pour masquer l'indicible vérité: Le PS est en chute libre dans les intentions de vote à Bruxelles comme en Wallonie.  Il y a quelques temps, il parlait de chute du MR, alors que celui-ci ne perdait que quelques pourcents par rapport à son plus haut historique de 2007.  Il titrait même "Le MR s'écrase."  Après contestations, notamment sur ce blog, il avait finalement du admettre que par rapport aux résultats de 2004...  Le MR était même en progression et il devait rappeler que son sondage à Bruxelles ne tenait pas compte des Bruxellois flamands!!! 

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Dans le dernier, il insiste longuement sur la progression d' Ecolo...qui dépasserait aujourd'hui les 20% à Bruxelles et qui deviendrait ainsi le second parti bruxellois après le MR, toujours largement en tête avec près de 30 % des intentions de vote!!! Evidemment il tait soigneusement le corrolaire qui est que le PS perd plus de 10% à Bruxelles ( à 18% des intentions de vote) et aussi sa seconde place par rapport à son score de 2004. :-)) La catastrophe est tellement prévisible que la protégée présidentielle (la belle Marie Arena), elle veut pas y aller aux élections...Ben oui, elle est ministre fédérale des pensions.  Qu'est-ce qu'elle irait faire dans cette galère régionale, d'autant qu'on risque de se souvenir que le décret mixité, c'était son idée à elle, enfin à son cabinet...elle, elle voulait surtout faire oublier son histoire de douche!!!

En parlant de majorité absolue, cela m'a fait rire de constater que l'actuelle majorité bruxelloise (PS, CDH, Ecolo) ne tient plus qu'à un fil (et il est mince) à eux trois, ils comptent à peine 51% des voix!!! Et puis, le Soir nous avoue que quand on interroge mieux les sondés et qu'on n' oublie plus de leur rappeler que le FDF est effectivement une composante du MR.  Ben tout d'un coup, le MR gagnerait 2% des intentions de vote. Tiens, mais si je calcule bien...cela change tout...Finalement, ils ne l'auraient peut-être même plus cette majorité à Bruxelles!!!  :-)

En plus, une chute de 10% à Bruxelles et en Wallonie (-8%)...on pourra difficilement faire passer cela pour un succès lors de la soirée électorale!!! Aujourd'hui sur les forums de discussion et sur les blogs, les propagandistes du PS essayent de nous faire croire à une défection du FDF de la fédération MR.  Vous y croyez beaucoup, vous, à une immense coalition, dans laquelle il faudrait inclure le FDF, unie dans le seul but de faire échec au MR, dont le dernier arrivant fait d'ailleurs partie???  Absurde, un vrai déni de démocratie (pourquoi encore organiser des élections dans ce cas?) et totalement impraticable en plus.

Moi, à vrai dire cela me fait rire. D'autant que je crois bien que la chute sera plus dure encore pour le PS, qui devra se passer de ses plus grands pourvoyeurs de voix: Van Cau et sa clique à Charleroi, Lizin à Huy, Avril à Liège, Anselme à Namur et même Daerden qui n'est pas autorisé à mener la liste à Liège!!! Tous ces "ténors" n'ont pas été remplacés, je crains même que certains d'entre eux mènent campagne sournoisement dans l'ombre pour faire payer leurs évictions et surtout que leurs ennemis ne profitent pas de la victoire, comme le parachuté présidentiel, Magnette à Charleroi...d'ailleurs qu'a-t-il prouvé celui-là comme Ministre de l'environnement??? Il se fait désavouer systématiquement dès qu'il propose une mesure, par tous les experts du secteur (baisse de la TVA sur l'énergie, blocage des prix, etc). Où sont les milliards d'amendes qu'il exige de Suez? Sera-t-il seulement candidat, après tout il est tout autant Ministre Fédéral qu' Arena!!! ;-)

Tout ça pour ça, car c'est à une véritable campagne de dénigrement, ciblée sur la personne du président du MR que nous assistons dans ce journal et notamment à l'occasion de cette commission Fortis.  On en relate  en première page les soubresauts.  Chargée à l'origine de détecter une violation de la séparation des pouvoirs, on aboutit à un débat pendant plusieurs jours, où les intervenants se succèdent pour répéter ad nauseam les mêmes choses:  les doutes ou les suspiçions des précédents, sur les informations qui justifiaient l'inquiétude du chef de cabinet des finances quant à la décision d'une cour d'appel!!!  Malheureusement, sans jamais apporter de preuves que tout ceci dépasserait la simple intuition.  Tout ce cirque s'achévera probablement ce week-end.  Ouf!!!

D'après ce sondage, réalisé (est-ce un hasard?) au coeur de la tourmente, le public n'est heureusement pas dupe de ces gesticulations!!!  La popularité du MR et de son président reste remarquablement stable.  Nous sommes plus que jamais positionnés pour réussir notre pari: demeurer le premier parti dans le monde francophone.  Tant mieux.

PS: Ce blog reprendra un rythme plus soutenu durant la campagne électorale... à bientôt!!!  :-)

29/12/2008

Herman Van Rompuy, futur premier ministre

Herman Van Rompuy.jpgEn vacance de Noël à la montagne, je n'ai pas pu vous commenter les derniers rebondissements de l'actualité politique belge.  Démission de Joe Vandeurzen et de Leterme sur une accusation d'immixtion du pouvoir exécutif dans les prérogatives du pouvoir judiciaire (ce qui est parfaitement inacceptable pour un démocrate), désignation de Wilfried Maertens comme "éclaireur" royal, et ce dimanche la désignation à son corps défendant d' Herman Van Rompuy comme formateur d'un prochain gouvernement!!!  L'actualité politique a été plus que mouvementée pendant ces congés.

Et pourtant, rien ne change...  Le CD&V n'en finit pas de se remettre de la fin de son cartel avec les nationalistes de la N-VA et est obligé de faire appel à tous ceux que la nouvelle génération politique défaillante avait mis prématurément au rebut.  Cet échec de la nouvelle génération politique du CD&V, est avant tout l'échec des tentations simplistes et populistes.  Ces dernières permettent parfois de gagner des élections mais elles compliquent singulièrement la tâche lorsqu'il s'agit de gouverner.

La politique est une activité complexe qui nécessite de la mesure, de la prudence et de l'intelligence.  Ce sont sans doute ces qualités qui ont valu à Herman Van Rompuy d'être mis sur la touche, il y a quelques années, et qui lui valent aujourd'hui ce retour.

13/12/2008

Le sauvetage de Fortis annulé

fortis_106434a.jpgCe vendredi, la cours d'appel de Bruxelles, vient de rendre un arrêt annulant les opérations de sauvetage de Fortis entreprises par le gouvernement.  Le formalisme du droit des sociétés n'aurait pas été respecté à cette occasion et notamment les droits des actionnaires à s'exprimer à l'occasion d'une AG sur ces opérations.

Quelles sont les motivations de ceux qui ont entrepris cette action?  On a beaucoup dit que le gouvernement avait soldé les actifs de Fortis à la France et à BNP à vil prix, que le gouvernement aurait du agir dans le cas de Fortis comme il l'avait fait pour Dexia, que le gouvernement avait tiré profit de cette opération, en empochant une importante plus-value au passage sur le dos des actionnaires.  On a même pu lire les pires horreurs sur les membres du gouvernement qui ont procédé à ces opérations.

Bien sûr, des cabinets d'avocats, des associations de défense des actionnaires minoritaires voire même des consommateurs -sic-, ont mobilisé et fédéré les intérêts de nombreux petits porteurs Fortis en colère.  Ce seront pourtant sans doute les seuls bénéficiaires de ces actions car quoiqu'il advienne leurs plantureux honoraires à eux seront provisionnés.

Un dur retour à la réalité pour ces actionnaires, menace.  Car depuis l'entame de ces procédures, quelques événements se sont produits qui mériteraient d'être portés à leur attention:

  • Tout d'abord, la crise financière a largement empiré.  Fortis n'était que l'une des premières victimes du bain de sang qui a suivi.  Aujourd'hui, pratiquement toutes les institutions financières de la planète sont en grandes difficultés et bon nombre d'entre-elles ont du recourir à une intervention de l'état, y compris BNP Paribas, l'acheteur soi-disant privilégié des actifs de Fortis.  L'état belge, que certains soupçonnent d'avoir réalisé une trop bonne opération -sic- au détriment des actionnaires, a souscrit à des actions BNP à un cours de 65€/action, elles ne valent plus aujourd'hui que 43 €/action, soit une perte de valeur de 33% sur quelques semaines.  Qui peut dire aujourd'hui où s'arrêtera la chute?  Combien de temps faudra-t-il avant que l'état belge puisse acter une plus-value sur ces participations et répartir les très virtuels bénéfices de celles-ci aux actionnaires bénéficiaires du coupon 42, objet de tant de convoitises?
  • On a beaucoup parlé de sous-évaluation des actifs de Fortis (portefeuille immobilier, portefeuille d'assurance, etc.).  La situation a également beaucoup évolué à la baisse et surtout où sont aujourd'hui les candidats-acheteurs, disposant de suffisament de liquidités, pour ces actifs?
  • Depuis ces opérations sur Fortis, nous avons également assisté à la faillite non-plus de banques mais d'états, qui ne peuvent dès lors assumer leur rôle de prêteurs de dernier ressort... l'Islande par exemple.   Les malheureux clients de Kaupthing sont au courant. Les ressources de l'état belge, dont on connait le niveau d'endettement, peuvent sembler illimitées aux actionnaires de Fortis et à leurs avocats, qui comparent souvent les opérations Fortis avec celles de banques comme Ethias ou Dexia, en oubliant que les actionnaires de ces banques ont activement contribué à ces  sauvetages en prenant part aux nécessaires opérations d'augmentation de capital.  Les actionnaires actuels de Fortis sont-ils prêts aujourd'hui à souscrire à une substantielle augmentation de capital pour sauver la banque dont ils sont actionnaires?

Ce qui me semble certain, c'est que la fable inventée par certains bureaux d'avocats, laissant présager des jours radieux aux petits actionnaires de Fortis, ne se réalisera pas.  Le premier jugement intervenu sur ces questions, tenait largement compte de ces considérations déterminantes.  Dire le droit est certes important et il est hors de question pour un démocrate de mettre en cause l'indépendance de la justice.  Il est permis cependant de s'interroger sur le but poursuivi par ces associations d'actionnaires:  annuler la vente à BNP fait courir un risque important aux clients, au personnel de cette banque et plus généralement à l'ensemble des citoyens belges.  Le "run on the bank" qui a justifié l'intervention du gouvernement, pourrait tout aussi bien reprendre et justifier des décisions gouvernementales plus radicales encore demain.

Les chances que ces actionnaires sortent gagnants de cette procédure, me semblent quant à elles très limitées.  Certes, Fortis est une entreprise systémique...dont la faillite pure et simple est improbable.  Croire pour cette raison que l'état belge sera obligé de faire passer les intérêts des actionnaires avant ceux de tous les autres, est une vraie erreur.  Certains investisseurs, qui ont investi après la première intervention de l'état, ont parié en connaissance de cause sur ce postulat...c'était un pari risqué, une spéculation.  Cela le reste plus que jamais aujourd'hui.